15.12.2011

Intouchables

Intouchables, Francois Cluzet., Omar Sy, Eric Toledano, Olivier Nakache

A la suite d'un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement... Deux univers vont se télescoper, s'apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu'inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra... Intouchables.
 
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Le film "Intouchables" est certainement le phénomène de cette fin d'année 2011. Vous avez sûrement entendu ce genre de phrase ou alors vous avez eu l'occasion de le voir. Comme vous, j'ai eu l'occasion de le voir et je suis d'avis avec tout ce qui a été dit. Ce film est drôle, émouvant, c'est une douche alchimie entre deux personnages qui n'ont aucun point commun mais que finalement tout rapproche. D'un côté, Driss le banlieusard, jeune chômeur et victime de la société et de l'autre Philippe, le milliardaire, victime de la vie.

Le duo François Cluzet et Omar Sy crèvent l'écran. La performance de ces acteurs est sans conteste l'une des plus fluides que je n'ai jamais vu. A l'inverse de beaucoup de films d'aujourd'hui, les acteurs ne surjouent pas. Ils restent simple, attachant, drôle et émouvant. Hé oui, je me répète mais quand quelque chose est bon, il faut le dire et le redire encore une fois.

Il y a quand même un couac ou deux de la part des réalisateurs (Eric Toledano et Olivier Nakache) mais on peut se dire que c'est une erreur de jeunesse. Par exemple, les scènes de banlieue sont réalisées avec la caméra au point, un peu à la façon d'un film d'auteur rasoir, alors que les autres scènes sont tournées en utilisant un trépied ou une autre technique pour stabiliser l'image.

Ce n'est qu'une petite critique par rapport au très sérieux journal Variety. "Intouchables" a traversé l'Atlantique et chez nos amis ricains, il le compare à la Case de l'Oncle Tom et que le film flirte avec le racisme. Omar Sy n'est pas le singe de compagnie de François Cluzet. Ce n'est pas l'esclave qui divertit son maître et ce n'est pas parce qu'il danse sur Earth Wind and Fire et qu'on le compare à Obama, qu'il faut croire que c'est du dénigrement.

N'oublions pas que les Américains ont une méconnaissance de notre culture et ils pensent également que tout le monde vit comme eux. Ce film en est la preuve, qu'ils connaissent très mal l'Europe. Si ils pensent que le film flirte avec le racisme, il peut aussi être une image négative pour les personnes handicapées. Mais Variety ne parle pas de tout çà, on se limite au racisme, point à la ligne.

Il ne faut pas oublier une certaine chose, les Américains ont toujours un sentiment de culpabilité par rapport aux minorités et on le remarque très bien par rapport aux productions hollywoodiennes. Dans chaque film, téléfilm ou série, les grands studios comptent généralement 3 acteurs blancs pour 1 acteur afro-américain ou d'une autre minorité. Alors qui sont les racistes ?

Hormis cette parenthèse sur les quotas du cinéma américain, "Intouchables" reste certainement le plus grand film français de cette année et il prouve vraiment qu'on rire de tout et de n'importe quoi.
 

 

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